BANDITMINUIT, LE BANDIT PAS SI MÉCHANT, NOUS PARLE DE SA MUSIQUE

Albert Jung Masquida est un artiste qui nous vient de Strasbourg, Alsace. Sous le nom de « Banditminuit », il raconte à travers sa musique son vécu, et il a accepté aujourd’hui de parler de son premier projet, « Minuit », sorti le 15 octobre.

LE BANDIT À LA BELLE VOIX

Tout d’abord, pourquoi BanditMinuit ?

Je me mets sous la forme d’un bandit, de quelqu’un d’autre pour encaisser mon vécu.  Ma musique est assez sensible, donc c’était aussi pour faire un contraste, et j’aimais l’idée d’un bandit des années 50, c’est un peu l’image que j’aimerais véhiculer. Et « minuit » car c’est tout simplement la nuit que j’écris, que je compose.

Ton premier projet « Minuit » est sorti le 15 octobre, comment tu t’es senti par rapport à sa sortie ?

Je fais de la musique depuis pas mal de temps mais je n’avais jamais sorti un projet fini, j’ai bossé 6 mois sur ce projet. J’appréhendais beaucoup la sortie car ça parle d’un vécu, et j’espérais que les gens le prennent bien. J’étais impatient mais j’avais un peu peur de cette mise à nu, de  me dévoiler aux yeux d’un public. Cette peur c’est comme n’importe quel musicien, si tu fais les choses honnêtement forcément tu vas avoir cette angoisse. Et j’avais envie de sortir ce qu’il y a de vrai en moi.

Comment/quand t’es-tu mis dans la musique ? 

Ma mère est chanteuse, c’est un peu la phrase cliché « je fais de la musique depuis que j’ai 5 ans » mais je me suis posé la question : est-ce que je me lance ? Je serai jamais heureux si je ne fais pas ce que j’aime, alors au bout de 4 ans de questionnement par rapport aux études foirées etc j’ai décidé de me lancer à 100%.

De quoi/qui t’inspires-tu pour faire de la musique ?

J’ai une base classique, j’ai été imprégné jeune par des compositeurs comme Rachmaninov (mon compositeur préféré), puis après j’ai eu mes périodes pop/rock/rap… J’ai été inspiré par Damso dans sa façon de dire les choses, son intonation. J’ai aussi été inspiré par les chanteurs de variété française comme Jacques Brel, Francis Cabrel, Michel Polnaref. C’est des influences assez opposées, je passe un peu partout et justement j’aime bien faire ça. Je m’inspire de tout ce que j’aime.

Pour en revenir à ton projet « Minuit », qu’est-ce qui t’a poussé à faire ce projet ? 

C’est une histoire d’amour qui a mal fini, ça m’a permis de faire une sorte de thérapie en faisant ces musiques là, notamment « l’amour n’est plus à la mode ». Il y a aussi « la nuit je ride », c’est une période de ma vie qui m’a inspiré, je me suis dit que j’allais rendre ça beau et en faire de la musique, pour que les gens s’identifient aussi. J’avais besoin de le dire à ma façon, ça m’a permis de prendre du recul. Le projet retrace 2/3 mois de ma vie.

Tu dis que t’as pris du recul par rapport à ton titre « l’amour n’est plus à la mode », est-ce que tu le penses toujours ? Et si oui, pourquoi ? 

Quand j’ai dit « l’amour n’est plus à la mode », je discutais pendant le confinement avec une pote et on parlait de relations amoureuses et elle m’a dit « l’amour n’est plus à la mode », et je lui ai répondu que ça serait un trop beau titre pour une chanson. Je crois au grand amour mais je pense que beaucoup de gens n’ont pas cette croyance et n’ont pas vraiment de rêve. Donc je te répondrais entre oui et non. Pour moi l’amour existe mais n’est plus à la mode.

Comment décrirais-tu ta musique ?

Ma musique je la décrirais comme quelque chose qui sort du coeur, je fais ça avec les tripes, que ce soit au niveau de la musique ou au niveau du texte. J’essaye toujours de faire des belles choses, de rechercher des sons et de creuser. Je n’arrive pas à mettre ma musique dans une case, c’est entre la pop et le rap… On met toujours tout dans des cases, et faudrait sortir de ces cases là. Pourquoi donner forcément un style à quelque chose ? Des fois il y a des choses qui ne se définissent pas. 

Comment vois-tu ton futur dans la musique ? 

J’aimerais bien gagner ma vie avec la musique. Mon but premier c’est de vivre de cette passion. J’essaye vraiment de m’investir un maximum. L’important n’est pas de voir le futur mais de faire le futur.

C’est quoi la suite ?

La suite c’est un clip de « la nuit je ride » acoustique. J’ai participé à un tremplin du Prix Société Pernod Ricard France Live Music 2021 et je suis dans le top 100, le 27 novembre il y a l’annonce du top 10, donc on verra. Et après je vais continuer à produire et continuer à dire des choses. J’aime bien dire des choses.

Merci Banditminuit pour cette interview ! Vous pouvez retrouver son travail sur son compte Instagram, et découvrir son projet « Minuit » sur toutes les plateformes de streaming.